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영화의 시각적 장치

Les dispositifs de la vision au cinéma

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Le cinéma étant une prothèse pour l’œil, l’image filmique ne peut sortir du régime optique. En tant que représentation, le cinéma se construit par des dispositifs spectaculaires de l’ordre optique visuel. On peut alors établir une analogie entre la salle de cinéma et les différentes fonctions de l’œil, la condition de spectateur étant surdéterminée par ce régime optique. Par la mise en abyme de l’image, les films, de leur côté, mettent en avant la fonction de camera obscura de l’organe optique. Le dispositif cinématographique construit la condition spectaculaire du cinéma, condition qui correspond à l’ordre optique visuel. Devenir spectateur au cinéma, c’est s’établir à la place de l’œil centré, et prendre le statut du sujet centré. L’obscurité de la salle de cinéma est le corollaire de la chambre noire de l’œil. Comme dans l’appareil photographique, la chambre obscure a la capacité de fixer l’image sur un support. Le fauteuil lui-même, est aussi une chambre dans la chambre. Il est une chambre plus petite, plus intime, immergée dans l’ombre. Il est une véritable chambre noire qui implique le point fixé et centré de l’œil du spectateur. L’écran est le partenaire du fauteuil ; tous deux sont mis à distance l’un de l’autre et en situation de face-à-face. Le sujet-spectateur, isolé et fixé par lefauteuil, doit poser son regard sur cette surface d’inscription, cette surface qui réfléchit la trace de « l’œil antérieur ». L’écran est un lieu de rencontre des regards: de l’œil du spectateur et de celui dela caméra. Le spectateur est le Sujet de l’institution cinématographique. Installé dans cet espace qu’est la place spectatorielle, il se métamorphose en sujet-spectateur. Et si le cinéma donne plus d’effet de réalité que d’autres moyens de représentation, c’est sans doute parce que ses dispositifs spectatoriels reproduisent les multiples spécificités du régime optique organique. L’institution cinématographique engendre le sujet-spectateur et dirige la camera obscura organique : l’œil.

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