Sylvie와 닮음의 환상
Sylvie et le fantasme de la ressemblance
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초록
Au commencement était le fantasme de la ressemblance des figures féminines qui se répètent sans fin. Dans presque toutes les oeuvres nervaliennes, nous remarquons le couple ressemblant, qui est une des constantes de l'obsession nervalienne : Adrienne et Aurélie(Sylvie), actrice parisienne et la brodeuse napolitaine (Octavie), la bouquetière et l'actrice Corilla(Corilla). Le monde nervalien, particulier résulte d'une époque inquiète, imprégnée du mysticisme confus, qui ressemble “à l'époque alexandrine mystique où se répandaient toutes les superstitions”. Nous constatons l'influence de ses lectures orientées vers ses préoccupations mystiques et que ses lectures tournaient autour de l'occultisme. Nerval, qui fut sensible au paganisme, élabore des images syncrétiques, qui sont des créations de rêve de "cet état de rêverie super-naturaliste" dans l'espoir de trouver 'la Seule'. Le rêve lui permet de s'évader de la contrainte du réel(antithèses du vrai et du faux, du réel et de l'illusion, de souvenir vécu et de l'obsession subjective) et d'accéder à un monde invisible en réclamant le droit de vivre son rêve indépendant de "ce que l'on est convenu d'appeler raison". Nerval a cherché à forcer par la voie des rêves les portes mystiques du monde invisible et il s'est penché jusqu'à y sombrer sur les gouffres du délire hallucinatoire. Chez Nerval, le désir s'attache essentiellement à une image, et non à la réalité de l'être aimé. Un amour fondé plutôt sur la forme extérieure que sur l'âme l'invite au charme de la ressemblance. Le fantasme des ressemblances miraculeuses le fait tressaillir de joie et d'amour mais lui fait aussi souffrir des vaines apparitions en lui donnant le caractère fatal des répétitions continues. La théorie de ressemblance extérieure s'est influencée par ses souvenirs vécus, ses rêves, ses lectures occultistes, ses croyances syncrétiques d'où vient sa foi de la métempsychose et la réincarnation. Dans Sylvie nous remarquons le mouvement pour le désir de Gérard, d'Adrienne à Aurélie ; le même désir change d'objet : la substitution de l'objet du Désir. Adrienne apparaît dans une ronde sur la pelouse, elle "se trouva placée seule", "et le clair de lune naissant tombait sur elle seule, isolée de notre cercle attentif"; Adrienne baignée de la lumière angélique, et féerique participe de l'image spiritualisée de la religieuse et de l'actrice, transfigurée par son costume. Aurélie apparaît sur la scène théâtrale comme " les Heures divines" : "une apparition bien connue illuminait l'espace vide […] ". L'imagination de Gérard a paré Adrienne de son souvenir des traits de l'actrice ; et Gérard estime que l'actrice ressemble à la religieuse. Nerval cherchait avec persistance 'la Seule' et se perdait dans une multiplication mythique de l'être aimé. La quête des apparences seconde son imagination et favorise la superposition des images; L'énigme des ressemblances entre ces images à travers diverses incarnations, s'est imposée avec force à son fantasme. "Le charme est lié spécifiquement, à la répétion, à l'impression d'un retour, d'une ressemblance, d'un déjà-vu." "A l'origine était donc la ressemblance, et ce qui charme, séduit Nerval dans une femme, c'est qu'elle en évoque une autre."Il glisse d'une image à d'autres images à travers ses métamorphoses seccessives pour trouver 'la Seule', mais chaque image, fuyant pour toujours, n'est qu'une copie qui ne contient pas la substance ; La répétition ne fait que souligner l'absence parce que Adrienne, "l'original éblouissant", n'est elle-même que la projection d'un rêve. Cette recherche le conduira à "la non-existence" de "l'original éblouissant". Gérard s'interroge sur le lien fatal qui unit son amour d'adolescent à sa passion fervente pour actrice ; cette question angoissante est présente dans la recherche d'une identité entre Adrienne et Aurélie, insistant malgré qu'il soit conscient de l'illusion du rêve. Ce qui le charme, ce n'est pas l'actrice elle-même mais 'l'image' à laquelle elle ressemble, Adrienne : "l'original éblouissant". Gérard contemple cette "apparition" créée dans son souvenir- fantasme. Le fantasme de Gérard est de réunir l'image de la religieuse et celle de l'actrice dans une figure idéale : 'la Seule'. Gérard restaure la figure d'Adrienne comme "l'original ébloussant" dont l'actrice n'est qu'une vaine copie: " Tout m'était expliqué par ce souvenir à demi rêvé. Cet amour vague et sans espoir, conçu pour une femme de théâtre,[…] avait son germe dans le souvenir d'Adrienne". Aurélie refuse l'amour né de souvenir-fantasme de Gérard; elle déjoue les jeux de la ressemblance et de la répétition, caractéristique de l'ordre de l'imaginaire. Aurélie ne dit pas directement qu'elle n'est pas la même que la religieuse, mais révèle l'objet de la recherche de Gérard. Elle n'éclaire donc pas la réalité, mais la réalité d'un fantasme de Gérard. La ressemblance angoissante entre Adrienne et Aurélie demeure jusqu'à la fin de récit; Sylvie ne partage pas le fantasme de Gérard et s'exclamera: “Quelle idée!”
Abstract
Au commencement était le fantasme de la ressemblance des figures féminines qui se répètent sans fin. Dans presque toutes les oeuvres nervaliennes, nous remarquons le couple ressemblant, qui est une des constantes de l'obsession nervalienne : Adrienne et Aurélie(Sylvie), actrice parisienne et la brodeuse napolitaine (Octavie), la bouquetière et l'actrice Corilla(Corilla). Le monde nervalien, particulier résulte d'une époque inquiète, imprégnée du mysticisme confus, qui ressemble “à l'époque alexandrine mystique où se répandaient toutes les superstitions”. Nous constatons l'influence de ses lectures orientées vers ses préoccupations mystiques et que ses lectures tournaient autour de l'occultisme. Nerval, qui fut sensible au paganisme, élabore des images syncrétiques, qui sont des créations de rêve de "cet état de rêverie super-naturaliste" dans l'espoir de trouver 'la Seule'. Le rêve lui permet de s'évader de la contrainte du réel(antithèses du vrai et du faux, du réel et de l'illusion, de souvenir vécu et de l'obsession subjective) et d'accéder à un monde invisible en réclamant le droit de vivre son rêve indépendant de "ce que l'on est convenu d'appeler raison". Nerval a cherché à forcer par la voie des rêves les portes mystiques du monde invisible et il s'est penché jusqu'à y sombrer sur les gouffres du délire hallucinatoire. Chez Nerval, le désir s'attache essentiellement à une image, et non à la réalité de l'être aimé. Un amour fondé plutôt sur la forme extérieure que sur l'âme l'invite au charme de la ressemblance. Le fantasme des ressemblances miraculeuses le fait tressaillir de joie et d'amour mais lui fait aussi souffrir des vaines apparitions en lui donnant le caractère fatal des répétitions continues. La théorie de ressemblance extérieure s'est influencée par ses souvenirs vécus, ses rêves, ses lectures occultistes, ses croyances syncrétiques d'où vient sa foi de la métempsychose et la réincarnation. Dans Sylvie nous remarquons le mouvement pour le désir de Gérard, d'Adrienne à Aurélie ; le même désir change d'objet : la substitution de l'objet du Désir. Adrienne apparaît dans une ronde sur la pelouse, elle "se trouva placée seule", "et le clair de lune naissant tombait sur elle seule, isolée de notre cercle attentif"; Adrienne baignée de la lumière angélique, et féerique participe de l'image spiritualisée de la religieuse et de l'actrice, transfigurée par son costume. Aurélie apparaît sur la scène théâtrale comme " les Heures divines" : "une apparition bien connue illuminait l'espace vide […] ". L'imagination de Gérard a paré Adrienne de son souvenir des traits de l'actrice ; et Gérard estime que l'actrice ressemble à la religieuse. Nerval cherchait avec persistance 'la Seule' et se perdait dans une multiplication mythique de l'être aimé. La quête des apparences seconde son imagination et favorise la superposition des images; L'énigme des ressemblances entre ces images à travers diverses incarnations, s'est imposée avec force à son fantasme. "Le charme est lié spécifiquement, à la répétion, à l'impression d'un retour, d'une ressemblance, d'un déjà-vu." "A l'origine était donc la ressemblance, et ce qui charme, séduit Nerval dans une femme, c'est qu'elle en évoque une autre."Il glisse d'une image à d'autres images à travers ses métamorphoses seccessives pour trouver 'la Seule', mais chaque image, fuyant pour toujours, n'est qu'une copie qui ne contient pas la substance ; La répétition ne fait que souligner l'absence parce que Adrienne, "l'original éblouissant", n'est elle-même que la projection d'un rêve. Cette recherche le conduira à "la non-existence" de "l'original éblouissant". Gérard s'interroge sur le lien fatal qui unit son amour d'adolescent à sa passion fervente pour actrice ; cette question angoissante est présente dans la recherche d'une identité entre Adrienne et Aurélie, insistant malgré qu'il soit conscient de l'illusion du rêve. Ce qui le charme, ce n'est pas l'actrice elle-même mais 'l'image' à laquelle elle ressemble, Adrienne : "l'original éblouissant". Gérard contemple cette "apparition" créée dans son souvenir- fantasme. Le fantasme de Gérard est de réunir l'image de la religieuse et celle de l'actrice dans une figure idéale : 'la Seule'. Gérard restaure la figure d'Adrienne comme "l'original ébloussant" dont l'actrice n'est qu'une vaine copie: " Tout m'était expliqué par ce souvenir à demi rêvé. Cet amour vague et sans espoir, conçu pour une femme de théâtre,[…] avait son germe dans le souvenir d'Adrienne". Aurélie refuse l'amour né de souvenir-fantasme de Gérard; elle déjoue les jeux de la ressemblance et de la répétition, caractéristique de l'ordre de l'imaginaire. Aurélie ne dit pas directement qu'elle n'est pas la même que la religieuse, mais révèle l'objet de la recherche de Gérard. Elle n'éclaire donc pas la réalité, mais la réalité d'un fantasme de Gérard. La ressemblance angoissante entre Adrienne et Aurélie demeure jusqu'à la fin de récit; Sylvie ne partage pas le fantasme de Gérard et s'exclamera: “Quelle idée!”
참고문헌 (26)
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- 박혜영, "오렐리아》의 공간구조와 라캉적 시각에 의한 그 특성 분석", 불어불문학연구, ~ (1996)
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