들뢰즈, 변신의 괴물학
Deleuze, la tératologie de la métamorphose
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초록
Dans cet article, nous nous proposons d’expliquer cette identité étrange qui est affirmée par Deleuze : la théorie de l’unité de composition (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire) est la version biologique de la thèse de l’univocité de l’Être (Spinoza et Nietzsche). En nous concentrant sur Geoffroy, nous avons alors pour objectif de mettre en lumière la manière dont Deleuze concrétise la thèse de l’univocité de l’Être dans la théorie de l’unité de composition, en traversant la métaphysique et la physique, l’ontologie et la biologie. D’abord, nous allons appréhender le context philosophique en question en confrontant Spinoza et Aristote à l’égard du problème du corps : le philosophe ancien établit le système hierarchisé qui s’appuie sur les identités d’espèces et de genres, tandis que le philosophe moderne propose de considérer tous les corps dans une perspective du rapport pur. Ensuite, nous rendrons compte de la thèse centrale de Geoffroy qui affirme que tous les animaux ont une même composition, et de la valeur que Deleuze assigne à cette thèse. Celui-ci détecte une résonance spinoziste dans la pensée biologique de Geoffroy, dont les « éléments anatomiques » permettent de penser le corps selon les rapports purs. L’ « Animal abstrait » se déploie, par une seule et même connexion topologique, en une infinité de corps vivants différents. Bref, lorsque l’ontologie deleuzienne entend penser l’Être univoque qui englobe la variété de ce qui est, elle requiert la zoologie universaliste qui conçoit un Animal virtuel, lequel s’actualise dans la variété des animaux. En trosième lieu, étant donné qu’il y a une nuance entre deux textes capitaux où Deleuze cite la tératologie de Geoffroy, nous considérerons le sens de cette différence, et, par là, saisirons un changement de l’itinéraire de la pensée de Deleuze : de la pensée à la pratique. Enfin, nous expliquerons les implications philosophiques de la thèse de l’unité de composition dans une perspective plus générale, c’est-à-dire la logique du devenir et l’éthique éthologique.
Abstract
Dans cet article, nous nous proposons d’expliquer cette identité étrange qui est affirmée par Deleuze : la théorie de l’unité de composition (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire) est la version biologique de la thèse de l’univocité de l’Être (Spinoza et Nietzsche). En nous concentrant sur Geoffroy, nous avons alors pour objectif de mettre en lumière la manière dont Deleuze concrétise la thèse de l’univocité de l’Être dans la théorie de l’unité de composition, en traversant la métaphysique et la physique, l’ontologie et la biologie. D’abord, nous allons appréhender le context philosophique en question en confrontant Spinoza et Aristote à l’égard du problème du corps : le philosophe ancien établit le système hierarchisé qui s’appuie sur les identités d’espèces et de genres, tandis que le philosophe moderne propose de considérer tous les corps dans une perspective du rapport pur. Ensuite, nous rendrons compte de la thèse centrale de Geoffroy qui affirme que tous les animaux ont une même composition, et de la valeur que Deleuze assigne à cette thèse. Celui-ci détecte une résonance spinoziste dans la pensée biologique de Geoffroy, dont les « éléments anatomiques » permettent de penser le corps selon les rapports purs. L’ « Animal abstrait » se déploie, par une seule et même connexion topologique, en une infinité de corps vivants différents. Bref, lorsque l’ontologie deleuzienne entend penser l’Être univoque qui englobe la variété de ce qui est, elle requiert la zoologie universaliste qui conçoit un Animal virtuel, lequel s’actualise dans la variété des animaux. En trosième lieu, étant donné qu’il y a une nuance entre deux textes capitaux où Deleuze cite la tératologie de Geoffroy, nous considérerons le sens de cette différence, et, par là, saisirons un changement de l’itinéraire de la pensée de Deleuze : de la pensée à la pratique. Enfin, nous expliquerons les implications philosophiques de la thèse de l’unité de composition dans une perspective plus générale, c’est-à-dire la logique du devenir et l’éthique éthologique.
참고문헌 (14)
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