18세기 프랑스에서의 매춘과 매춘에 대한 글쓰기
The Prostitution and the writing about the prostitution in the XVIIIth century’s France
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초록
Le siècle des lumières est celui du libertinage et de la fête galante. La prostitution publique est particulièrement visible, notamment au Palais-Royal qui constitue un nouvel espace du divertissement sexuel. Cette visibilité de la prostitution attire l’intérêt des philosophes, qui expriment de divers sentiments dans leurs écrits. D’abord, Bayle et Montesquieu accusent la corruption des mœurs causée par la prostitution. Contraception et avortement chez les prostituées sont considérées comme les pratiques contre nature, responsables d’un déficit de naissances. Voltaire, à son tour, condamne Paris qui servait d’asile aux filles publiques. Pourtant au lieu de simplement accuser les phénomènes, il cherche plutôt des causes du mal : la corruption de la grande ville et de l’inégalité sociale. À la deuxième moitié du XVIIIe siècle, on constate un changement des attitudes envers les prostituées. On passe de la condamnation à la sympathie. Pour Diderot et Rousseau, les prostituées sont les victimes de la misère sociale. En plus, Edouard Bomston, l’un des personnages de la Nouvelle Héloïse, tombe amoureux d’une prostituée. Mlle d’Aisnon, prostituée repentie de Jacques le fataliste, finit par se marier avec le marquis des Arcis. Restif de la Bretonne propose même d’instaurer des maisons de passe dites ‘Parthénions’, tenues selon un règlement minutieux, sous la protection de l’État. Enfin c’est avec la Révolution que la prostitution est libérée de la répression de l’Ancien Régime. Profitant de la liberté d’imprimer, les publications de listes de filles avec adresses, caractéristiques et tarifs sont multipliées et contribuent à banaliser la prostitution.
Abstract
Le siècle des lumières est celui du libertinage et de la fête galante. La prostitution publique est particulièrement visible, notamment au Palais-Royal qui constitue un nouvel espace du divertissement sexuel. Cette visibilité de la prostitution attire l’intérêt des philosophes, qui expriment de divers sentiments dans leurs écrits. D’abord, Bayle et Montesquieu accusent la corruption des mœurs causée par la prostitution. Contraception et avortement chez les prostituées sont considérées comme les pratiques contre nature, responsables d’un déficit de naissances. Voltaire, à son tour, condamne Paris qui servait d’asile aux filles publiques. Pourtant au lieu de simplement accuser les phénomènes, il cherche plutôt des causes du mal : la corruption de la grande ville et de l’inégalité sociale. À la deuxième moitié du XVIIIe siècle, on constate un changement des attitudes envers les prostituées. On passe de la condamnation à la sympathie. Pour Diderot et Rousseau, les prostituées sont les victimes de la misère sociale. En plus, Edouard Bomston, l’un des personnages de la Nouvelle Héloïse, tombe amoureux d’une prostituée. Mlle d’Aisnon, prostituée repentie de Jacques le fataliste, finit par se marier avec le marquis des Arcis. Restif de la Bretonne propose même d’instaurer des maisons de passe dites ‘Parthénions’, tenues selon un règlement minutieux, sous la protection de l’État. Enfin c’est avec la Révolution que la prostitution est libérée de la répression de l’Ancien Régime. Profitant de la liberté d’imprimer, les publications de listes de filles avec adresses, caractéristiques et tarifs sont multipliées et contribuent à banaliser la prostitution.
참고문헌 (29)
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