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고대불어 형용사에서의 격 cas 일치

La flexion casuelle de l’adjectif en ancien français

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Abstract

Dans cette e´tude, nous tentons d`examiner la situation du syste`me bicasuel en ancien franc¿ais pre´coce(: XIe et XIIe sie`cles). Sur ce sujet on dit ge´ne´ralement que c`est dans le dialecte anglo-normand qu`est constate´e tre`s to^t la tendance a` ne´gliger la flexion casuelle, et que c`est le franco-picard qui re´sistait a` cette tendance le plus fortement en maintenant le syste`me bicasuel de fac¿on plus ou moins re´gulie`re jusqu`au XVe sie`cle. Pour la comparaison de ces deux dialectes, notre corpus consiste de 4 textes e´crits en anglo-normand et 3 textes e´crits en francien. Nous e´tudions ces textes dans l`ordre chronologique, centrant notre attention sur l`accord de l`adjectif et du participe. Cette e´tude nous a permi d`observer les faits suivants (a) le texte 「La vie de Saint Alexis」, e´crit en francien au XIe sie´cle, ne nous offre aucun exemple qui contrevienne a` la flexion casuelle (b) dans les textes 「Gormond et Isembart」, 「Philippe de Thaun」et 「Sermon」, tous e´crits en anglo-normand, on ne rele`ve, sur 40 mots concerne´s, qu`un seul exemple(: sul) ayant abandonne´ la flexion casuelle, (c) dans le texte 「Tristan et Iseut」, e´crit aussi en anglo-normand mais quelques de´cades plus tard que les 3 pre´ce´dents, on en rele`eve par contre plusieurs exemples(voir 2.2.7). (d) en ce qui concerne les textes 「Le voyage de Charlemagne a`Je´rusalem」, et 「Le lai de Lanval」, e´crits en francien, l`e´tat de choses est le me^me qu`en (b), c`est-a`-dire que, sur 35(ou 36) mots concerne´s, on ne rencontre qu`une seule fois l`exemple d`abandon de flexion casuelle(: bel) ; par ailleurs, on trouve 3 noms (: bers, empereres, riens) dans lesquels la marque du cas-sujet /s/ est redondante et non e´tymologique, ce qui signifie une tendance a` renforcer l`opposition de cas (e) quant a` l`adjectif e´pice`ne et au participe pre´sent, qui ne connaissent pas l`opposition de genre au cas-re´gime, on rele`ve 2 formes analogiques dans 「Gormond et Isembart」(: grande, bruiante) et 2 formes sans /s/ au CSS masculin dans 「Tristan et Iseut」(: grant, quel) Il est donc justifie´, croyons-nous, de tirer la conclusion que voici (1) dans le dialecte francien le syste`me bicasuel e´tait en e´tat tre`s stable pendant toute la pe´riode e´tudie´e, (2) les re`sultats obtenus en (b) et (c) nous laissent penser que l`anglo-normand, lui aussi, maintenait ce syste`me en e´tat re´gulier jusqu`a` la premie`re moitie´ du XIIe sie`cle ; il semble ainsi que ce soit a` partir de la seconde moitie´ du XIIe sie`cle que l`abandon de flexion casuelle commence a` se re`pandre dans ce dialecte, (3) si l`on conside`re que la forme sans /s/ au CSS masculin, diffe´rente de celle au CSS fe`minin, peut s`interpre´ter comme preuve positive pour la ruine de flexion casuelle, le fait que 「Tristan et Iseuts」, offre de telles formes constitue une preuve additionnnelle que c`est bien l`anglo-normand qui fait commencer l`e´volution morphologique de l`adjectif e´pice`ne.

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